30de Coin du Roi et de Coin de la Reine. moncler doudoune femme
doudoune moncler homme noirmanteau femme moncler pas cherLes bouffons firent à la musique italienne des sectateurs trèsardents. Tout Paris se divisa en deux partis plus échauffés que s’ilse fût agi d’une affaire d’État ou de religion. L’un, plus puissant,plus nombreux, composé des grands, des riches et des femmessoutenait la musique française ; l’autre, plus vif, plus fier, plusenthousiaste, était composé des vrais connaisseurs, des gens àtalents, des hommes de génie. Son petit peloton se rassemblait àl’Opéra, sous la loge de la Reine. L’autre parti remplissait tout lereste du parterre et de la salle ; mais son foyer principal était sousla loge du Roi. Voilà d’où vinrent ces noms de partis célèbres dansce tempslà, de Coin du Roi et de Coin de la Reine. moncler doudoune femme
moncler doudoune veste moncler pas cher femme La dispute, ens’animant, produisit des brochures. Le coin du Roi voulut plaisanter ; il fut moqué par Le Petit Prophète : il voulut se mêler deraisonner ; il fut écrasé par la Lettre sur la musique française .Ces deux petits écrits, l’un de Grimm, et l’autre de moi, sont lesseuls qui survivent à cette querelle ; tous les autres sont déjàmorts. – – Mais Le Petit Prophète, qu’on s’obstina longtemps àm’attribuer malgré moi, fut pris en plaisanterie, et ne fit pas lamoindre peine à son auteur ; au lieu que la Lettre sur la musiquefut prise au sérieux, et souleva contre moi toute la nation qui secrut offensée dans sa musique. La description de l’incroyable effetde cette brochure serait digne de la plume de Tacite. C’était letemps de la grande querelle du Parlement et du Clergé. manteau moncler gris pas cher doudoune moncler homme pariddoudoune femme moncler pas cherLe Parlement venait d’être exilé ; la fermentation était au comble ; toutmenaçait d’un prochain soulèvement. La brochure parut ; àl’instant toutes les autres querelles furent oubliées ; on ne songeaqu’au péril de la musique française, et il n’y eut plus de soulèvement que contre moi. Il fut tel que la nation n’en est jamais bienrevenue. À la cour on ne balançait qu’entre la Bastille et l’exil, etla lettre de cachet allait être expédiée si M. de Voyer n’en eût faitsentir le ridicule. Quand on lira que cette brochure a peutêtreempêché une révolution dans l’État, on croira rêver. moncler doudoune pas cher
C’est pourtant une vérité bien réelle, que tout Paris peut encore attester,puisqu’il n’y a pas aujourd’hui plus de quinze ans de cette singulière anecdote. Si l’on n’attenta pas à ma liberté, l’on ne m’épargna pas dumoins les insultes ; ma vie même fut en danger. L’orchestre del’Opéra fit l’honnête complot de m’assassiner quand j’en sortirais.On me le dit ; je n’en fus que plus assidu à l’Opéra ; et je ne susque longtemps après que M. Ancelet, officier des mousquetaires,qui avait de l’amitié pour moi, avait détourné l’effet du comploten me faisant escorter à mon insu à la sortie du spectacle. La Villevenait d’avoir la direction de l’Opéra.